Les avertisseurs de radars : des outils d’échange d’information collaboratifs et légaux !

Avertisseur de radars

Pour déjouer les contrôles radars, les automobilistes ne manquent pas d’inventivité. Le temps des simples appels de phares, ou même des signalements radio par CiBi semble révolu. Le nouvel accessoire indispensable pour connaître l’emplacement des radars est un avertisseur.
Coyote, Wikango, Inforad, les noms de ces petits boîtiers malins vous sont peut-être déjà familiers. Depuis le décret du 4 janvier 2012, leur utilisation est pourtant en partie proscrite. Pas de quoi refroidir les plus acharnés, qui misent désormais sur des systèmes collaboratifs pour éviter les amendes. Explications.

 

La loi interdit de posséder un détecteur de radars dans son véhicule

Posséder un détecteur de radars dans son véhicule est illégal. En effet, les appareils dont la seule fonction est d’annoncer la présence de radars sont bannis, tandis que les GPS qui dispensent, en plus de l’itinéraire, des informations sur la présence ou non de radars automatiques, sont tolérés.

Pourtant, avant l’application du nouveau décret, de nombreuses applications pour smartphones ainsi que de nombreux logiciels d’avertisseurs de radars signalaient exactement les positions des radars fixes et mobiles.

Les éditeurs ont dû les mettre en conformité avec la législation. C’est le cas notamment de l’application communautaire Waze, qui s’appuie sur le signalement par les automobilistes des radars mobiles.

Désormais, ce n’est plus la position exacte du radar qui est communiquée, mais une zone de danger beaucoup plus vaste, autour du point signalé par les autres automobilistes. De nombreux utilisateurs se plaignent de ces changements, et tentent de trouver des parades pour éviter la perte de points ou amendes.

Les idées collaboratives pour prévenir de la présence de radars

Les réseaux sociaux, et particulièrement Facebook, sont devenus des espaces privilégiés pour partager rapidement et auprès du plus grand nombre de personnes des informations. Pourquoi ne pas y partager des informations au sujet de la présence de radars ? Des pages antiradars ont vu le jour, et sont accessibles gratuitement.

Est-ce légal ? Une dizaine de personnes sont actuellement poursuivies pour avoir signalé ces radars sur le net en Aveyron, et encourent jusqu’à 1500 € d’amende (convocation en septembre 2014).

Une situation très particulière, notamment lorsque l’on sait que certaines stations radio annoncent la présence de radars, tout comme certains magazines, et que la gendarmerie elle-même signale sur les réseaux sociaux certains points de contrôle prévus !

Pierre Chaseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, plaide pour un encouragement de l’utilisation des avertisseurs de radars, et demande aux politiques « d’être plus indulgents avec les petits excès de vitesse » sur le site 01net.
Il précise d’ailleurs que la France est « le pays le plus répressif à ce sujet en Europe et elle est loin d’obtenir les meilleurs résultats en termes de sécurité routière ».

Alors, le collaboratif, moyen pertinent de prévenir les autres des radars ? Et vous, quelles solutions communautaires utilisez-vous ?

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