Colocation, mode d’emploi

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À l’heure de la rentrée étudiante, un des casse-têtes est la recherche d’un logement face aux problèmes de pénurie et de prix élevés des loyers dans certaines grandes villes. Aussi, de plus en plus d’étudiants se tournent vers la colocation pour partager l’espace et les frais.
Le système de la colocation est désormais plutôt bien rôdé et il existe des sites fiables qui vérifient les annonces des propriétaires et met en relation les futurs colocataires. Mais il vaut mieux prendre ses précautions pour éviter les galères, et fixer des règles communes.
D’ailleurs, la loi Alur sur l’accès au logement votée en février 2014 prévoit des dispositions nouvelles concernant la colocation afin d’éclaircir les relations entre toutes les parties prenantes.

Le partage des responsabilités entre colocataires

Concernant le paiement des loyers, deux solutions se présentent qui doivent être inscrites dans le bail.
La première stipule une responsabilité conjointe, la seconde une responsabilité solidaire. Avec la responsabilité conjointe, si un des locataires ne paye pas son loyer, le propriétaire ne peut pas se tourner vers les autres pour leur réclamer la part manquante. C’est donc l’option la plus préférable. En effet, dans l’engagement solidaire un seul colocataire pourra se voir tenu de compléter l’intégralité du loyer.

Toutefois, la loi Alur, sous réserve de ses décrets d’application, précise la durée de la clause de solidarité au départ d’un des colocataires. Elle s’éteint avec l’inscription au bail d’un nouvel occupant, ou au plus tard au bout de six mois.
De même au moment du congé d’un colocataire qui s’est porté caution solidaire du loyer, sa responsabilité demeure dans les mêmes conditions durant six mois maximum ou cesse dès son remplacement sur le bail par un nouveau colocataire.

Un autre point important relève de l’assurance. Une assurance risques locatifs doit être souscrite, soit individuellement par chaque colocataire, soit assumée par un seul d’entre eux mais signée conjointement (à charge pour lui de récupérer auprès des autres leur quote-part).

  • Dans le premier cas, il peut y avoir des difficultés à définir les responsabilités de chacun lors d’un sinistre.
  • La deuxième option est donc plus simple.
  • La loi Alur introduit une troisième option : le propriétaire peut prendre en charge l’assurance au titre des colocataires auxquels il fait payer mensuellement 1/12ème du montant annuel de l’assurance.

Enfin, la question des charges locatives peut-être tranchée de deux manières. Elles font l’objet d’une provision mensuelle ajoutée au loyer suivie d’une régularisation en fin d’année (charges réelles).

Autre possibilité : à l’instar de la location meublée, les charges sont réglées forfaitairement, une formule plus simple dans le cadre de la colocation.

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Les bonnes pratiques de la colocation

Dans un premier temps, le passage par la signature d’un bail en bonne et due forme est indispensable. Il permettra de définir les bases essentielles décrites plus haut. L’état des lieux fournira un document bien utile le jour de la restitution des clefs pour éviter les litiges et récupérer la caution. Jusque là, la marche à suivre en colocation ne diffère pas d’une location classique.

Maintenant pour assurer une cohabitation réussie autant prendre quelques précautions. À commencer par faire préalablement connaissance entre futurs colocataires et s’assurer d’un minimum de points communs dans les modes de vie et les centres d’intérêt.

Ensuite, l’établissement d’un règlement intérieur formalisera la répartition des tâches et des dépenses, ou encore l’organisation des relations avec l’extérieur (visites, amis, « petits amis »…).
Enfin, l’aménagement de son espace privé est primordial pour préserver son indépendance et son intimité. Il en va de l’équilibre personnel comme de la bonne entente au sein de la communauté !

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