De la coopérative alimentaire au supermarché collaboratif

supermarche collaboratif

Divers scandales alimentaires, ces dernières années, ont ébranlé les appétits avant d’alerter les consciences, de la vache folle à la viande de cheval dans les surgelés. Plus généralement, l’idée de « mal bouffe » a fait son chemin, mettant en cause l’origine et la composition des produits cuisinés. Enfin, beaucoup de (petits) producteurs ont fait entendre leur rébellion contre la politique de supermarché tirant les prix et la qualité vers le bas.
L’intérêt pour le bio en a découlé. Circuits courts, produits du terroir, aliments sains… des réseaux participatifs se sont mis en place. Et bientôt, le supermarché collaboratif pourrait voir le jour ! Une initiative de la coopérative La Louve.

Produire et s’alimenter autrement

Changer sa manière de faire les courses et manger autrement, c’est toute la question. L’alimentation collaborative vise à réconcilier le consommateur et le producteur. Le premier recherche la proximité et l’authenticité des produits. Le second un prix équitable pour son travail. Le tout sur fond de valeurs partagées en matière d’environnement et d’éthique.

L’émulsion a pris depuis une dizaine d’années, à travers des initiatives associatives. Le principe est de relier un ou plusieurs producteurs avec un groupe de clients qui s’engagent à se fournir régulièrement auprès d’eux. Un jour et un lieu de rendez-vous suffisent pour remplir son panier de fruits et de légumes de saison fraîchement récoltés.

C’est ainsi que fonctionnent les AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Elles ont aujourd’hui leur équivalent sur la Toile, qui facilite et multiplie les échanges en réseau. Ainsi, la « Ruche qui dit oui » repose sur des volontaires locaux responsable d’une « ruche ». Ensuite, le site organise les commandes et la livraison.

Prochaine ouverture d’un supermarché collaboratif

Évidemment, le système fait des émules. Les panneaux de vente directe fleurissent en bord de route. On va chercher sa viande à la ferme. Ou encore ici, c’est une cueillette à la main qui est ouverte au consommateur lui-même.

Alors, pour quand un supermarché collaboratif et pourquoi ?

Fonctionnant sur le mode du groupement d’achats, il existe déjà des systèmes coopératifs en matière d’alimentation. L’un d’entre eux, baptisé La Louve, propose des denrées pour le moment non périssables, une fois par mois, à des prix abordables. Elle entend aller au-delà en étendant les achats groupés à tous les produits consommables et en voulant rendre accessible financièrement une nourriture de qualité.
La Louve promet pour cela l’ouverture d’un premier supermarché collaboratif dans le nord de Paris… en 2015.

Elle suit en cela l’exemple de la Park Slope Food Coop, une coopérative alimentaire de Brooklyn à New York qui compte aujourd’hui plus de 15 000 adhérents. Grâce au bénévolat de ses membres qui participent aux tâches, les marges bénéficiaires et donc les prix peuvent être réduits.

Pensez-vous que ces initiatives de supermarché ou encore d’habitat participatif sont amenées à se développer en France ?

Stéphanie PILATES
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