L’habitat participatif, la copropriété autrement

Habitat participatif, acheter en copro

 

C’est encore très marginal. Il n’y aurait actuellement en France qu’environ 400 projets d’habitat participatif. De quoi s’agit-il ? De se mettre à plusieurs pour construire son logement au sein d’un collectif d’habitats. Une nouvelle forme de copropriété.
Mais ce qui était hier une initiative d’originaux est appelé à séduire de nouveaux adeptes. À condition d’en lever les principaux obstacles.

 

 

Les pionniers de l’habitat participatif

Jusqu’à présent, mener à bien une expérience d’habitat participatif relevait du parcours du combattant.

  • 1ère difficulté : la constitution d’un groupe suffisamment motivé et convaincu pour se lancer dans cette voie d’accès à la propriété. Et suffisamment patient et solidaire pour affronter trois à cinq ans en moyenne pour entrer dans ses murs. Il faut aussi se mettre d’accord sur les plans, les matériaux, la répartition des espaces communs…
  • 2ème difficulté : l’acquisition du foncier nécessaire à la construction. Il faut trouver un terrain suffisamment grand qui ne soit pas préempté par un promoteur immobilier ou refuser dans le plan local d’urbanisme.
  • 3ème difficulté : l’obtention du financement. Déjà pas simple pour un candidat à la propriété seul, alors que dire pour un collectif de futurs propriétaires !

Un encouragement à ce mode de copropriété

L’habitat participatif réunit des particuliers qui vont chacun investir dans le projet à hauteur de la taille de leur futur logement. Ils travaillent ensemble autour d’un architecte, de l’élaboration des plans à la bonne conduite du chantier. Au final, ils gèrent la copropriété ainsi constituée.

Le collectif de logements comprend des parties et aménagements communs comme une salle de jeux, des espaces verts, un lieu de réunion, ou encore un atelier de bricolage…

Objectifs de l’habitat participatif

L’habitat participatif répond à deux objectifs :

  • Le choix d’un voisinage réuni par le même esprit, dans un mode de vie plus solidaire,
  • et la minimisation des coûts.

En général, la construction revient moins chère de -5 % à -15 %. Et le fonctionnement est conçu lui aussi pour être plus économe que dans le cas d’une copropriété classique.

Des perspectives qui pourraient tenter de nouveaux venus, les pouvoirs publics ayant décidé d’encourager le développement de l’habitat participatif. Ainsi, la dernière loi sur le logement et l’urbanisme (loi Alur) lui consacre un statut officiel.
Et plusieurs grandes villes, comme Strasbourg, Grenoble ou Toulouse, ont fait le pas de réserver des terrains à ce type d’habitat.

Stéphanie PILATES
Pleine de vie, je suis heureusse de vous faire part de mes bons plans pour prendre soin de vous et économiser ci et là ! Budgetmag.com est le suppport idéal pour cela : un magazine en ligne et ses moultes conseils rien que pour vous !

Laisser un commentaire